19 juillet 2009
Présentation du parcours
En partant, nous avions un projet très précis : joindre Porto Vecchio à Ajaccio à pied, en 10 jours, en suivant le Mare a Mare Sud et le Mare et Monti Sud.
Nous nous sommes équipés pour pouvoir passer des nuits en bivouac et en camping et avons réservé dans 2 gîtes d'étapes de la première partie du parcours.
Tente, duvets, matelas, popote, réchaud, vêtements, pharmacie, nourriture (dont 3 absurdes kg de fruits secs!)... Forcément, ça fait des gros sacs!
Suite à quelques rebondissements, nous avons complètement changé notre parcours et nos moyens de transport dès le cinquième jour. Finalement, ça donne ça :
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20 juillet 2009
Lundi soir : embarquement sur le "Jean Nicoli"
Après 48 heures passées à Marseille chez nos amis Laurie et Luc, nous embarquons à Marseille à 18h30 sur le bateau "Jean Nicoli" (qui semble être le deuxième Corse le plus célèbre après Pascal Paoli puiqu'ils nomment à eux-deux la plupart des rues/avenues/places/bateaux/bibliothèques/collèges/lycées... corses!).
Après de longues manœuvres pour désamarrer le bateau, nous regardons s'éloigner l'Estaque.
Nous dinons au self du bateau et allons profiter (dans les embruns froids et poisseux) du coucher de soleil sur la méditerranée. Nous avons toute la nuit devant nous pour explorer le bateau mais comme c'est finalement assez vite fait, nous rejoignons notre romantique cabine pour 2 équipée de deux lits superposés.
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A notre réveil, le bateau est entré dans le golf de Porto Vecchio. Beaucoup de villas luxueuses sont construites sur la côte mais la ville est petite et l'ensemble apparait très peu "bétonné". A 7h30, nous accostons.
L'aventure peut commencer!
21 juillet 2009
Journée à Porto Vecchio
Nous débarquons tôt le matin à Porto Vecchio. La vieille ville fortifiée est surélevée au dessus du golfe. Nous traversons le port de plaisance pour atteindre les remparts et prendre le petit déjeuner sur la place de l'église.
Le tour de la ville haute est rapide.
Nous partons à la recherche d'un camping pour la nuit où nous pourrons déposer nos gros sacs (18kg pour Sylvain!!).
Le depart du sentier que nous emprunterons demain est à plus de 7km du centre de Porto Vecchio mais les petits campings à la ferme à proximité sont complets.
Les plus belles plages de Porto Vecchio sont elle aussi eloignées de plusieurs km.
Nous choisissons donc un camping situé à mis chemin entre Leclerc et Geant Casino mais qui a l'avantage d'être accessible du centre à pied ... et d'être équipée d'une piscine au ravissement de Sylvain!
Comme il n'est pas question de faire 10km à pied ou 1h30 de navette de camping à camping pour atteindre une belle plage, nous partons au hasard en direction de la mer.
Aucun guide ne nous aurait recommandé la traversée de cette très jolie décharge....
...qui aboutit finalement à une petite plage de sable presque fin où nous passons l'après-midi.
Pour le première fois, nous sommes confronté au soleil Corse et comme nous n'avons pas l'habitude de répartir la crème solaire de façon homogène, le résultat est désastreux!
Sur le chemin du retour, nous faisons nos provisions de charcuterie (1 coppa) et de fromage (un petit fromage de brebis) qui constituront notre unique ressource pour les 48 heures à venir...
22 juillet 2009
1ère étape du Mare a Mare : Porto Vecchio - Cartavalone
Nous quittons le camping à 8h45. Les 7 premiers km se font sur la route pour rejoindre le début du sentier. Cette partie est sans grand intérêt... une cigale par ci, une tête de poupée par là...
Vers 11h, nous commençons l'ascension vers l'Ospedale (que l'on aperçoit depuis le chemin) : 900 m de dénivelé en 3 heures. Il fait déjà très chaud, nous ne sommes pas encore habitués aux sacs... le début est difficile!
Quand il était au début du sentier, Sylvain aurait bien aimé pousser jusqu'au lac de l'Ospedale pour pic-niquer (4h de marche....) mais finalement, Nous nous arrêtons pour manger et faire une petite sieste avant d'avoir atteint l'Ospedale
Après encore une bonne heure de marche, arrivons à l'Ospedale. La vue sur le golfe de Porto Vecchio est imprenable! nous en profitons à la terrasse d'un café.
Nous nous éloignons un peu du sentier par la route pour aller au lac de retenu de l'Ospedale. Il est peu rempli et quelques vaches sont élevées en liberté sur les berges. L'odeur de bouse et la proximité d'une maison forestière nous dissuadent de bivouaquer là!
A toutes les étapes du sentier, il y a des gîtes. Ils sont de petite taille et souvent déjà complets à cette saison. Nous avons réservé pour 2 soirs, le reste se fera sous tente.. mais les campings sont rares sur c
ertaines parties de l'itinéraire et le bivouac est bien sûr interdit dans le parc naturel Corse (mais la plupart des randonneurs que nous avons rencontrés nous on dit qu'ils n'avaient pas eu de problème pour bivouaquer).
Arrivés à Cartavalone, nous décidons de partir à la quête d'un endroit où planter notre tente. L'idéal serait de s'éloigner du sentier (mais pas trop!) et d'être à proximité d'un ruisseau. Après près d'une heure de recherche, faute de trouver le moindre ruisseau et désespérant de trouver un coin plat assez grand pour notre petite tente, nous finissons par nous installer à à peine 200m du gîte, en contrebas. Nous sommes quand même bien cachés derrière un gros chaos de granit. Cette première journée a été épuisante!
23 juillet 2009
2ème étape du Mare a Mare : Cartavalone - Levie
La journée s'annonce très chaude et la zone que nous avons traversée hier est assez sèche : pas de rivière, pas de fontaines... Comme il nous reste peu d'eau, nous décidons de partir tôt (7h00) et de profiter de la fraicheur relative (!) de la matinée pour atteindre Carbini par les cols de Foce Alta et de Mela et pousser un peu jusqu'à une rivière pour manger et prendre une pause.
Du col de Foce Alta, la vue est remarquable puisqu'on peut voir la mer à l'Est (golfe de Porto Vecchio) et à l'Ouest (golfe de Valinco).
A partir de ce col on peut aussi accéder à la "punta di a vacca morta" ce qu'on doit pourvoir traduire sans avoir fait corse LV1 par "pointe de la vache morte" .. accueillant!
Vers 10h, nous arrivons à Carbini dans une petite buvette tenue par un vieux Corse, qui trouve lui-même qu'il fait particulièrement lourd aujourd'hui.. c'est pour dire qu'on invente rien!
A midi, il devient très difficile de marcher tant l'air est chaud. Heureusement nous atteignons la rivière... nous nous installons pour une longue pose de 5 heures!..
...hamac, sieste, observation des libellules, construction d'un superbe barrage de retenu pour la formation de notre piscine...
D'autres randonneurs que nous avons rencontrés la veille profitent de cette rivière pour attendre que la chaleur retombe. Nous sommes arrivés par le même bateau à Porto Vecchio, ils ont prévu de suivre le même chemin que nous jusqu'à Quenza puis de remonter vers le nord dans des régions plus montagneuses.
A 17 h, quand la chaleur est un peu retombée, nous nous mettons en route pour la dernière heure de marche qui doit nous conduire à Levie. C'est une montée pendant laquelle le village est visible la plupart du temps sans jamais sembler se rapprocher!, geais
Pour cette nuit, nous avons réservé un gîte. Nous arrivons un peu après 18h et allons faire quelques courses (fruits, tomme de brebis...). Nous sommes surpris de voir plusieurs personnes fixées sur la télé (c'est les vacances quand même!).. mais après s'être douchés, nous apprenons que des incendies se sont déclarés dans la région pendant la journée. Le principal foyer est situé en plein dans notre itinéraire du lendemain, à Aullène. La responsable du gîte essaye de se renseigner sur les consignes de sécurité : nous éviterons Aullène en coupant par la route qui relie Quenza à Serra di Scopamena.
Le Geais, l'oiseau que nous avons le plus souvent croisé!
24 juillet 2009
3ème étape du Mare a Mare : Levie - Serra di scopamena.. et même un peu plus loin
En sortant de Levie, nous suivons un chemin très agréable entre deux très vieux murs de pierre sèche envahis par la mousse, au milieu de vieux châtaigniers et chênes liège.. nous traversons même un site archéologique.
Il y a de très nombreuses traces de passage de cochons sauvages ou de sangliers (?) (terre retournée)... un petit troupeau de veaux élevés en liberté détalle en silence sur le sentier en nous voyant arriver.
Par endroit, l'odeur de fumée est forte et dès que le paysage est dégagé, on perçoit nettement les nappes de fumées qui recouvrent les collines
Nous croisons quelques curiosités sur la route...
A partir de cette portion du sentier, il est possible de faire une boucle d'environ 2 heures vers Zonza. Etant donné les incendies, nous ne la faisons pas.
Nous arrivons à Quenza en début de matinée et marquons une pose au lavoir du village.
Comme il est encore tôt et que nous avons décidé de prolonger cette étape après Serra, nous repartons rapidement par la D420. La distance à parcourir est raisonnable et il y a peu de dénivelé, nous ne nous essayons donc pas encore au stop.
Nous mangeons en contrebas de la route. Le petit ruisseau n'est pas très propre mais nous en gardons quand même un bon souvenir. 
Arrivés à Serra nous allons jusqu'à l'église pour trouver la fontaine. Nous ne savons pas si l'eau est potable, un indice nous rassure : les enfants du village y remplissent leurss bouteille d'eau. Ils reviennent 5 minutes après avec les bouteilles vides : l'eau était pour les chats!... mauvais indice!
Des canadairs sillonent le ciel. Aullène est juste derrière la colline. Renseignements pris au bar, le feu ne semble pas progresser dans la direction de l'endroit où nous avons prévu d'établir notre bivouac.

En discutant avec une famille de randonneurs (3 enfants en rando itinérante!) qui parcourent le Mare a Mare dans l'autre sens, les parents nous ont indiqué un coin agréable avec de beaux trous d'eaux en rivière où il semble facile de planter une tente.
Après une fausse route et une bonne heure de descente, nous nous installons sur les rives d'une superbe rivière. C'est désert et l'eau est à une température idéale après une journée de marche!
... Notre plus beau bivouac...
25 juillet 2009
4ème étape du Mare a Mare : jusqu'à Sainta Lucia di Tallano
Aujourd'hui, c'est une petite étape : peu d'heures de marche et de dénivelé. Nous devons rejoindre Sainte Lucie où nous avons réservé dans un gîte d'étape.
Au réveil, bonne surprise : nous n'avons pas brûlé! il y a quand même pas mal de cendres déposées sur notre toile de tente! Dès que le jour est levé, on entend les canadairs qui repartent à l'assaut du feu.
L'étape commence par une montée d'environ 400m de dénivelé jusqu'à un col. Nous commençons à avoir l'habitude de porter nos gros sac... c'est presque facile et nous sommes fiers de mettre moins temps qu'indiqué dans le topoguide!
Après avoir passé le col nous avons une vue imprenable sur l'évolution des feux et le ballet des canadairs. Au début, les incendies sont de l'autre côté des collines mais au fur et à mesure de la matinée, nous les voyons progresser de vallées en vallées. La hauteur des flammes semble impressionnante (dépassant un cloché d'église qui semble à peu près à même distance).
Et là, c'est le drame.... .... non, rien à voir avec les feux : l'appareil photo tout neuf tombe en panne.. il a succombé à une tentative de prise en photo au zoom x10 d'un canadair larguant sa cargaison. Désormais, les photos seront prises avec un téléphone.. ça promet de belles photos...
Nous arrivons dans la matinée à Altagène. Nous sommes déjà presque à Sainte Lucie, nous prenons donc notre temps au lavoir pour nous rafraichir et manger. Les habitants du village viennent chercher à cette source l'eau qu'ils boivent. L'un d'entre-eux nous explique que les précipitations ont été exceptionnellement importantes cette année au printemps. De ce fait, l'herbe à beaucoup poussé et s'est desséchée l'été venu, ce qui a fourni des végétaux très inflammables. Selon lui ça aurait favorisé les feux.
Nous discutons aussi avec une dame très sympathique qui se révèle être la propriétaire du gîte où nous dormons ce soir.
Nous nous remettons en route jusqu'à Sainte-Lucie. C'est un joli village assez animé et touristique comparé à ceux que nous avons vu jusqu'à maintenant.
Le gîte est accueillant et le repas délicieux!
Normalement, notre prochaine étape est Burgo... le problème c'est que cette région a brûlé il y a 48h et qu'un arrêté ("royal" comme dit une Belge!), interdit (en tout cas déconseille fortement) aux randonneurs d'aller sur les sentiers. Nous nous renseignons sur les alternatives possibles.
Après beaucoup d'hésitations, nous décidons de prendre le bus dès le lendemain pour remonter plus au Nord, à Ajaccio, et de décider là-bas de la suite du programme.
26 juillet 2009
Changement de programme : direction Porto
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Les transports en commun ne sont pas très développés en Corse. Habitants comme touristes ont la plupart du temps leur propre voiture. Par chance il y a 2 bus par jour de Sainte-Lucie à Ajaccio. A 8h, nous allons prendre le bus. Pas d'arrêt … le bus s'arrête sur la place du village ou quand des gens le hèlent ou quand il a envie... ce n'est pas très clair!
Nous arrivons en fin de matinée à Ajaccio après avoir vainement essayé de déposer nos gros sacs dans une consigne, nous allons à l'Office de tourisme.
Plutôt que de trouver un camping à Ajaccio pour ce soir (tous éloignés du centre ville), nous décidons de prendre dès aujourd'hui le bus pour Porto à 15h45. En attendant, nous partons flâner dans la ville. Après ces quelques jours de randonnée, nous avons l'impression d'être dans la foule dans une ville comme Ajaccio qui est pourtant assez modeste! Il y a un très grand marché dans le centre ville où nous trouvons tout le nécessaire pour nous ravitailler.
La côte que nous longeons en bus est superbe mais périlleuse surtout vu le volume du véhicule! Comme dit le chauffeur aux automobilistes qu'il force à se rabattre « c'est un autobus! Pas une boîte d'allumettes! » (à entendre avec l'accent corse!). Dans la lumière de la fin de journée, nous admirons les calanques de Piana surplombant le golfe de Porto.
Il y a plusieurs campings à Porto : 3 sont à proximité de l'endroit où nous dépose le bus, 1 est un peu plus éloigné (1,5km).. nous choisissons le dernier en espérant qu'il soit moins fréquenté que les autres, de plus, il est tout proche d'une rivière .. et équipé d'une piscine (qui motive beaucoup Sylvain à grimper 20min).
Finalement, c'est vrai que la rivière est sympa et assez facilement accessible par contre même si le camping est très bien intégré au site naturel donc sur un beau terrain arboré, il y a du monde!! Comme nous avons une petite tente de rando, nous sommes faciles à caser!
De notre emplacement, la vue de l'autre côté de la vallée est très belle. Nous y sommes installés pour 3 nuits.
27 juillet 2009
Porto et la réserve de Scandola
A Porto, le tourisme ne tourne pas autour de la plage mais de la mer. Porto appartient à la commune d'Ota qui est le "vrai" village, situé à 4 ou 5 km de la mer. Au bord de l'eau, à proximité de la tour Génoise, il y a un petit centre "touristique" constitué d'hôtels, de restaurants, de clubs de plongée et du petit port d'où les bateaux partent faire visiter le golfe (calanques et réserve de Scandola).
Nous partons donc du camping assez tôt pour trouver des places sur un bateau pas trop gros. Étant donné la distance, le temps de descendre jusqu'au port, il est déjà plus très tôt. Nous aurions bien aimer prendre celui-là car il n'a que 12 places et peut donc se faufiler partout mais il est complet pour 5 jours! Sur les conseils de "Marie-Thé", nous embarquons à 10h avec une trentaine d'autre personnes sur celui-ci (le multicolore sur la photo du port).
A une demi heure du port, nous faisons une courte escale à Girolata qui est un petit village aillant la particularité de n'être relié à aucune route. On ne peut y accéder que par la mer. Aujourd'hui c'est plein de touristes mais on imagine que le nombre d'habitants permanents est très faible! Le hameau est tout mignon tout en hauteur et très pittoresque..
Nous repartons pour la réserve. Elle est à la fois maritime et terrestre. La plongée et le stationnement des bateaux y sont interdits. Les reliefs sont impressionnants, ils sont constitués de roches volcaniques de différentes couleurs : rouge pour la rhyolite, vert pour la dolérite et noir pour le basalte. Dans les pics rocheux, on voit des nids de balbuzards (mais pas de balbuzards malheureusement). Ils se reproduisent tellement bien ici que certains couples sont envoyés vers d'autres réserves.
Les eaux sont profondes et d'un bleu assez surnaturel! Certaines formations géologiques comme les orgues de rhyolite (habituellement basaltiques) sont très rares. Un trottoir calcaire exceptionnellement long s'est formé à la limite entre l'eau et la roche. Il est fabriqué par de petites algues (les lithothamnes)
La ballade dure jusqu'à 13h.. nous cuisons sur le bateau!
Après un très bon resto sur le port ("le Sud"), nous remontons vers le camping pour une baignade dans la rivière où Sylvain combat sa peur des anguilles!
28 juillet 2009
Ota et les gorges de la Spilonca
Aujourd'hui, nous voulons nous éloigner un peu de Porto pour trouver un coin sympa.
A partir du village d'Ota, on peut suivre le Mare e Monti Nord et rejoindre des gorges.
Nous (Sylvain) décidons donc de descendre à pied jusqu'au pont de Porto et de nous faire monter en stop jusqu'à Ota qui se trouve de l'autre côté de la vallée.
Nous sommes rapidement pris par un touriste sportif qui revient déjà de son entrainement. Il connait bien la région puisqu'il a un pied à terre à Ota. Il nous conseille un sentier qui est sensé être peu fréquenté car difficile d'accès.
Arrivés à Ota (encore un mignon petit village), nous suivons son conseil, une fois passés les ponts génois nous remontons le bras gauche des gorges pendant 20 minutes dans les éboulis.
Il y a plein de très beaux endroits, de superbes piscines profondes d'eau transparente
Pendant 30 minutes, nous sommes effectivement seuls.. puis le doute nous gagne : une fa
mille d'allemands avec des enfants vient s'installer juste à côté de nous (parceque c'est plus amusant de se coller aux autres que de se trouver un petit coin tranquille) .. mais comment sont-ils arrivés là en claquettes? Peu importe, nous allons un peu plus haut... encore quelques temps après.. encore une famille! d'accord ils ont l'air un peu plus sportif mais quand même c'est louche. Nous leur demandons par où ils sont arrivés.... en fait il y a un chemin très pratiquable qui part de la route et suit une conduite d'eau... ok pour "seuls au monde" c'est raté! Nous passons quand même une très bonne journée presque seuls au bord de la rivière.
Au retour, nous prenons le chemin beaucoup plus facile puis à nouveau le Mare e Monti. Comme le soleil se couche sur le Golfe de Porto et que c'est superbe, nous descendons la route d'Ota a Porto à pied. (Nous recroisons notre "chauffeur" de ce matin qui nous propose de nous redescendre!)
Quelques courses à Porto (dont un fromage bien cher pour sa taille mais qui promet d'être bon) et un petit restaurant (vraiment pas terrible cette fois... avec une assiette de fromage ridicule). Nous regagnons tant bien que mal notre lointain camping aidés (ou pas) par la digestion d'une bouteille de vin Corse.






































